UE 5 : Économie contemporaine

La redistribution des revenus

1) La valeur ajoutée (VA)

C’est un indicateur économique qui mesure la valeur ou la richesse créée par un pays, une entreprise, un secteur d’activité ou un agent économique au cours d’une période donnée. La valeur ajoutée se partage entre :

  • L’État = Impôts
  • Les salariés = salaires + charges sociales
  • Les actionnaires/investisseurs = dividendes + intérêts

2) Les théories de redistribution

> Conception Bismarckienne : Pour lui, il faut que chaque travailleur verse des cotisations pour bénéficier d’une protection sociale.

> Conception Beveridgienne : Création d’une sécurité sociale qui couvre toute la population et tous les risques sociaux.

> Théorie Keynésienne : L’État providence doit intervenir pour corriger les inégalités crées par le marché dans la redistribution des revenus. Le but est de rendre les services publics (santé, éducation..) à un prix faible. Il souhaite un transfert des revenus entre les ménages pour booster la croissance.

3) Répartition des revenus

Répartition primaire : Elle rémunère les facteurs de production (travail et capital) = Revenu perçu par les ménages.

Répartition secondaire : Elle a pour objectif de corriger les inégalités issues de la répartition primaire : Impôts, cotisations sociales et versement de revenus de transfert (allocations logement, RSA, indemnités chômages).


Les politiques structurelles

La stratégie Europe 2020 est centrée sur 3 axes :

  • Une croissance intelligente à partir d’une économie sur la croissance et l’innovation.
  • Une croissance durable grâce à l’utilisation de ressources plus vertes.
  • Encourager un fort taux d’emploi favorisant la cohésion sociale et territoriale.

1) Politique de cohésion européenne

La politique de cohésion européenne cherche à réduite les écarts de développement entre les régions. Pour cela elle veut favoriser la cohésion économique et sociale entre les états membres en s’appuyant sur le principe de solidarité.

2) Politique Agricole Commune

La PAC est un système de régulation et de subvention mis en place par l’UE pour moderniser l’agriculture tout en maintenant le pouvoir d’achat des agriculteurs. Elle repose sur 3 grands principes :

  • La préférence communautaire : Barrières tarifaires pour les pays non européens.
  • La solidarité financière par le biais des subventions
  • L’harmonisation des règles sanitaires et techniques

3) Politique de la concurrence

Elle vise à assurer le bon fonctionnement des marchés ; Elle est centrée sur 4 axes :

  • Le contrôle des ententes et la sanction des ententes illicites.
  • L’interdiction des abus de position dominante.
  • Le contrôle de concentration d’entreprises.
  • Le contrôle des aides de l’Etat aux entreprises.

4) Politique sociale

5 grands domaines sont développés en matière d’Europe sociale :

  • La libre circulation des travailleurs et la coordination des régimes de sécurité sociale.
  • La lutte contre toute forme de discrimination.
  • L’égalité des chances.
  • L’égalité des hommes et des femmes.
  • Le droit du travail et garantie de la santé et de la sécurité sur le lieu de travail.

5) Politique de l’environnement

Elle repose sur 4 principes fondamentaux :

  • Principe de correction à la source : Prendre des mesures correctives à la source.
  • Principe de prévention : Consiste à éviter ou réduire les dommages liés au risque.
  • Principe de précaution : Prévoit des mesures provisoires aux dommages envisagés.
  • Principe du pollueur-payeur : L’entreprise devra supporter le coût de sa pollution.

Coordination et limites des politiques économiques

1) Coordination des politiques économiques

Dans le cas de la France, cette coordination se fait dans le cadre de l’UE et dans le cadre du G20 et de l’OMC au niveau mondial (Le G20 représente 80% du PIB mondial et les 2/3 de la population mondiale). Pour maintenir la stabilité macroéconomique de l’UE, il a été défini en 1997 un PCS (Pacte de Stabilité et de Croissance) pour que les Etats contrôlent leur déficit public.

2) Limites à l’efficacité des politiques économiques

  • La soutenabilité des finances publiques : C’est la capacité d’un Etat à rester solvable.
  • L’effet d’éviction : Pour financer le déficit, l’Etat doit emprunter sur les marchés.
  • Réactions des agents éco : Robert Lucas (théorie des anticipations rationnelles).
  • La courbe d’Arthur Laffer : Désincitation au travail face à une augmentation des impôts.

=> Selon Mundell et son triangle d’incompatibilité : Les 3 objectifs (Autonomie de la politique monétaire / stabilité des changes / liberté de circulation des capitaux) ne peuvent être atteints en même temps.


Croissance et innovation

1) Progrès technique

Pour Schumpeter, la croissance économique s’explique principalement par l’action du progrès technique : Les innovations se manifestant par grappes, des périodes longues (20 à 30 ans) à fort progrès technique (phase A du cycle de Kondratieff) succèdent à des périodes à faible progrès technique (phase B) : c’est l’effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie de quelques innovations majeures qui explique la phase d’expansion.

La crise apparaît comme une étape obligatoire entre les phases d’expansion et de dépression    => Processus de destruction créatrice : Les anciennes technologies sont remplacées par de nouvelles)

2) Croissance endogène

La théorie de la croissance endogène met en évidence quatre facteurs qui influent sur le taux de croissance d’une économie et produisent des externalités positives, justifiant l’intervention de l’État :

> Accumulation du capital physique (Romer / 1986) : Permet à l’entreprise de produire plus et d’accroître la productivité des entreprises concurrentes (effet d’apprentissage).

> Recherche développement : L’innovation constitue le facteur résiduel de la croissance. Le caractère collectif des biens produits par la recherche développement justifie l’intervention de l’État.

> Accumulation de capital humain (Lucas / 1988) : Stock de connaissances valorisables économiquement et incorporées aux individus (qualification..). Le rôle de l’État est de favoriser par exemple l’accès à l’éducation.

> Dépenses d’infrastructures publiques : Dépenses d’infrastructures en transport et communication qui permettent d’augmenter la croissance en améliorant l’efficacité de la production des entreprises privées.


Échanges internationaux

Loi des avantages absolus (AdamSmith) : Il précise que les pays ont intérêts à se spécialiser dans les productions dans lesquelles les coûts sont inférieurs à ceux des autres pays.

Théorie d’Heckscher-Ohlin-Samuelson (HOS) : Pour eux, chaque pays doit se spécialiser dans les productions en fonction des facteurs d’abondance qu’ils possèdent et ainsi exporter les produits qui nécessitent ce facteur en abondance et importer ceux pour lesquels ils ne disposent pas de facteurs de production en abondance.

Théorie de proportion de facteurs : Les pays vont se spécialiser en fonction du type de facteur de production dont ils disposent. Par exemple les pays développés vont se focaliser sur le facteur capital (hautes technologies par exemple) et les pays émergents sur le facteur travail (main d’œuvre abondante et peu chère).


La régulation du commerce mondial

1) Effets positifs du commerce mondial

Le commerce mondial source de croissance économique : Ricardo développe la théorie des avantages comparatifs en reprenant les travaux de Smith (théories des avantages absolus).

Convergence des rémunérations entre pays : Selon le théorème HOS, chaque pays a intérêt de se spécialiser dans la production qui utilise un facteur de production détenu en abondance ce qu’on appelle la dotation factorielle (pays du nord = facteur capital / pays du sud = facteur travail en abondance).

Le rattrapage des pays en développement : Les pays qui ont ouvert leur économie ces dernières années (Inde / Chine) ont enregistré une croissance rapide et une réduction de la pauvreté.

2) La régulation des échanges

  • Barrières tarifaires : Droits de douane.
  • Barrières non tarifaires : Quotas (L’OMC a rendu ces pratiques exceptionnelles).

Les normes : Qu’elles soient sanitaires ou techniques ; elles sont des moyens détournés pour décourager les importations au nom de la protection des consommateurs.


Les biens publics mondiaux

1) Biens publics

En science économique, le bien public  est un bien ou service dont l’utilisation bénéficie à tous les individus et qui présente 2 caractéristiques :

> La non-rivalité : La consommation par un individu n’empêche pas la consommation du même bien par un autre individu.

> La non-exclusion : Il n’est pas possible d’empêcher un individu de consommer ce bien et cela vient du fait qu’on ne peut pas individualiser les consommations de chacun et donc d’en tarifer l’usage.

=> C’est pourquoi les biens publics relèvent de l’intérêt général, ils sont indispensables au bon fonctionnement de la société (éducation, santé, éclairage public).

2) Biens publics mondiaux

Charles Kindleberger définit en 1986 les biens publics mondiaux en ajoutant 2 dimensions aux critères de non rivalité et de non exclusion :

> Dimension internationale : L’ensemble des biens accessibles à tous les états qui  n’ont pas nécessairement un intérêt à les produire.

> Dimension intergénérationnelle : Ces biens  concernent plusieurs générations de citoyens et donc leur production nécessite une coordination entre tous les états.

3) Enjeux des biens publics mondiaux

Les biens publics mondiaux sont indispensables au fonctionnement social et économique des nations.

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